Avent: arrivée, avènement

Avent: arrivée, avènement Il va naître ? Il est déjà venu ! Alors pourquoi, chaque année, faire semblant de réattendre un évènement passé depuis longtemps ? Est-ce le simple désir de se rappeler une histoire merveilleuse, émouvante, venant bercer la triste réalité journalière ? En répétant la célébration de Noël, nous ne ferions alors rien d’autre que d’avouer son insignifiance réelle. Ainsi dans d’anciens cultes païens, célébrait-on annuellement le retour de lumière, lors du solstice d’hiver. Mais par là, on reconnaissait aussi que l’homme était enfermé dans le cercle d’un éternel recommencement, sans qu’il puisse penser jamais échapper définitivement à la nuit, en débouchant sur la clarté totale. Si, aujourd’hui, les mythes païens se sont effondrés, c’est pourtant bien la même fuite désespérée que l’on retrouve dans certaines célébrations de Noël. L’Avent n’est plus alors que le temps des achats en vue de préparer , permettant d’oublier un bref instant la monotonie de la vie. Chrétien, nous affirmons que la fête que nous préparons a un tout autre sens. Jésus fut un homme bien réel. En lui nous confessons le fils du Père se rendant présent dans le monde. Il s’agit là d’un évènement unique, apportant une réponse définitive à l’attente du peuple d’Israël, et par là, à l’attente de tous les hommes. La lumière rayonnant de cet évènement est telle que nous n’aurons jamais fini de la célébrer. En nous invitant , par sa liturgie, à préparer l’anniversaire d’un fait passé, l’Eglise veut nous faire entrer dans la joie que ce fait annonce pour les hommes. En nous proposant la relecture d’écrits de prophètes tendus vers ce qui pour eux, restait encore à venir; en nous faisant méditer sur les figures de Jean-Baptiste, de la Vierge Marie, attendant puis découvrant la présence du Messie, cette même Église, notre communauté de croyants , nous appelle à faire nôtres les sentiments qui furent les leurs. Pénétrés de la certitude que Jésus est bien l’<>, Dieu-avec-nous, nous pouvons prolonger leur louange au Dieu dont l’amour nous arrache aux ténèbres de notre monde. Noël : fête de l’attente Il est venu! C’est vrai, et nous nous en réjouissons encore. Mais pourtant Il est encore à venir. En Jésus, Dieu s’est manifesté , tel un germe venu soulever l’humanité. Cependant la pleine manifestation du Christ, selon toutes ses dimensions, n’est pas encore achevée. Né parmi nous, mort, ressuscité , le Seigneur vit. Mais nous restons tendu vers son retour dans la gloire. Chrétien, nous vivons dans l’espérance de ce terme de l’histoire. Nous aspirons à ce jour où, par le Christ, le Père achèvera le renouvellement de notre humanité; où il donnera enfin à celle ci de renaître à l’image de Jésus, reflet de sa splendeur. Noël, fête née d’un souvenir, se mue alors en fête de l’attente, non pas d’une attente passive, inerte, mais d’une espérance active. Car il dépend de nous de l’accueil que nous lui réservons, que le Christ, par son Esprit, vienne pénétrer notre monde, comme le métal fondu, venant trouver sa forme dans le moule préparé pour le recevoir. Accepterons-nous vraiment de nous convertir, c’est à dire de nous orienter vers Dieu et son royaume. C’est à cette conversion que l’Eglise nous invite par sa liturgie, lorsqu’elle nous propose de relire des textes <> c’est à dire des textes nous annonçant la fin du monde et le jugement final. C’est à ce Noël définitif qu’elle nous demande de nous préparer, dès aujourd’hui. Noël : Jésus naît en nous aujourd’hui. Mais il est une autre dimension, présente, celle-là de la venue de Jésus à Noël. Chaque jour il frappe à notre porte nous demandant de lui ouvrir et de lui donner place dans notre vie. A travers les évènements, les personnes rencontrées , il nous invite à l’accueillir en nous livrant à son amour. Ainsi veut il naître en nous. Il s’agit là d’une présence inaccessible à ceux qui ne croient pas. Pour le croyant, elle est pourtant ce qui donne sens à sa vie. Elle est aussi la source d’une nouvelle relation au monde et aux autres. Cette présence, Jésus a vouju nous la rendre sensible dans des signes, dans ses sacrements. Il est bien là, prêt à pardonner, lorsque, en Eglise, nous venons solliciter son pardon . Il est là, dans ce pain et ce vin qui pour nous s’effacent devant la réalité de ce qu’ils expriment : le don qu’il nous fit de lui même, dès l’origine de son existence d’homme, et plus clairement encore à l’heure de sa mort. Ainsi Noël, fête célébrée à une époque déterminée de l’année, ne fait-il que nous rapporter une dimension constante de notre vie chrétienne. La naissance passée, appelant une naissance à venir, nous renvoie également à une naissance quotidienne. Chaque jour, nous avons à permettre que surgisse le Messie en nous-mêmes, et par là dans notre monde. C’est cette ouverture à cette naissance, toujours nouvelle, que signifie le temps de l’avent. Read more at http://www.chretientoutsimplement.com/pages/calendrier-liturgie/avent-arrivee-avenement.html#YrQYAjgwmyx1jiPI.99

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Date de dernière mise à jour : 02/12/2018