Vers la fin prochaine de l'islamisme ?

 

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Il se peut que vous ne souhaitiez pas voir les vidéos écœurantes des enfants Yezidis décapités. Il n'est pas exclu que les images des otages occidentaux égorgés vous dégoûtent profondément. Il est possible que la vision d'un homme crucifié par un djihadiste vous soulève le cœur. Mais il ne nous est pas interdit de lire.

Lire pour comprendre d’où viennent les monstres enfantés par le monde musulman. Lire pour les combattre y compris en France où l'odeur et le spectacle du sang subjugue tant d'apprentis assassins qui se shootent aux vidéos que nous ne voulons pas voir.

 Les barbares viennent de loin dans le temps et dans l'espace.

C'est pourquoi Alexandre Adler nous emmène en Turquie, en Égypte et des rives du Tigre et l’Euphrate jusqu'au sable d'Arabie. Le califat est un vieux rêve de l'Islam. Un cauchemar aujourd’hui. Pendant des siècles le rôle de calife fut dévolu aux sultans ottomans. Chefs spirituels (mais dans l'Islam comment démêler le spirituel du politique?) de la « oumma » la communauté des croyants. Puis ce sceptre tomba de leurs mains faiblissantes.

Mais l'idée du califat, monstrueusement totalitaire dans son essence, continua à vivre. Souterraine, réprimée, effacée en apparence par le vent de modernité qui soufflait sur le monde arabe. Les Frères Musulmans la cultivèrent en Égypte, des théologiens sunnites en Arabie, en Irak, en Syrie et ailleurs l’érigèrent en aboutissement ultime de la vraie foi, la foi pure et dévastatrice pour les infidèles.

Sortie des catacombes elle resurgit aujourd'hui avec une sauvagerie sanglante et sans pareil. Le Califat sanglant.... ce sang lui est nécessaire. Pour glacer d'effroi tous ceux qui, musulmans sunnites, ne se soumettraient pas à son joug. Pour tous les autres, chiites (et donc hérétiques) chrétiens, kurdes, sa seule promesse c'est la mort. Mais ce sang remplit aussi un rôle recruteur. Nombreux sont ceux qui en dehors du monde arabe, et en particulier en France, subliment leur ego dans une ivresse qui les autorise à manier le sabre et le couteau pour couper des têtes que leur dieu veut voir tomber. Une tragédie.

Mais Alexandre Adler lui annonce une fin optimiste. Il établit un parallèle, qu'on pourra trouver audacieux, entre les nazis et les djihadistes, unis dans la même frénésie. En 1943, alors que la guerre paraissait de toute évidence perdue pour Hitler ce dernier redoubla d’effort pour exterminer le plus de juifs possible. Pour Adler les djihadistes sont en 1943 : ils tuent autant que faire se peut sentant leur défaite approchée. Et il entrevoit la création d'un front des états musulman modérés qui terrasseront le monstre. Qu’Allah l'entende ! Mais comment être sûr qu'Adler connaît les bonnes prières pour s'adresser à lui ?

 

* Le Califat sanglant. Alexandre Adler. Éditions Grasset.

 
 
 


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