Est ce la guerre

 

sommes nous en guerre ,

Dans une guerre classique, entre états, on sait que le conflit se termine par la victoire d’un état sur l’autre ; dans le cas du terrorisme djihadiste, nul ne sait quand il s’achèvera ! Il n’y a en effet, ni début ni fin, pas de déclaration de guerre ….

Les repères dans l’espace et le temps se brouillent. Dans cet affrontement, les “dihadistes” sont supérieurs à nous, les démocrates , dans le sens où ils montrent une détermination à tuer qui tranche sur notre peur de la mort et notre phobie du conflit. C’est pour celà que leur pouvoir ne tient pas à leur nombre ni à leurs armes.

Le terrorisme djihadistene signifie donc en rien le retour d’une violence archaïque ? Non, il est au contraire très symbolique. Avec “Charlie hebdo” les terroristes tuent l’infidèle et la liberté d’expression; le 13 novembre,ils s’attaquent à une jeunesse libérée et joyeuse ; le 14 juillet, au sentiment festif de concorde nationale….

Ils s’inscrivent dans une négativité totale de notre mode de vie en profanant tous ses symboles et en luttant pour des valeurs qui sont diamétralement opposées aux nôtres . Ils se battent pour un “contre-monde, s’emploient à détruire tout ce qui peut nourrir notre appartenance à une même communauté politique.

Ce qui est en jeu, ce n’est pas un choc de civilisation, mais l’atteinte de ce que nous sommes, au plus profond de nous même !

extrait de l’interview de A Garapon, magistrat, secrétaire général de l’institut des hautes études de la justice.

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