La France est elle en guerre ?

La France est elle en guerre ? Les attaques contre commissariats, gendarmeries et piscines se multiplient

feux

20/07/2015 – 06H00 France (Breizh-info.com) –  Depuis le 5 juillet, il y a eu 20 attaques de commissariats et gendarmeries, 15  dirigées contre des piscines. Ilo faut ajouter trois jets de cocktail Molotov sous la voiture de la mairesse PCF de Villeneuve-Saint-Georges. Cette ville cheminote proche de Paris  connaît aussi une délinquance endémique. Quoi qu’en disent les bien-pensants, une telle accumulation d’attaques contre les lieux publics est tout à fait nouvelle et très inquiétante.

Châteauroux et Ardentes : guerre ouverte dans la piscine entre français, arabes et gitans

Pour les piscines, la série noire a commencé en juin. Le scénario est presque à chaque fois le même. Lors d’un pic de chaleur, des « jeunes » envahissent les lieux. Ils provoquent un désordre général voire une bagarre, en insultant au passage les vigiles ou les maîtres nageurs. S’ensuit la fermeture des locaux à cause du droit de retrait des personnels. France Info a établi la carte des attaques.

Elles sont concentrées entre Lyon et Grenoble. On en trouve aussi dans le Loiret (Meung et Beaugency), le sud de l’Alsace (Delle, Ilzach), et trois faits isolés dans leurs régions – Castres dans le sud-ouest, Ardentes en banlieue de Châteauroux et Sanvignes dans la banlieue de Montceau-les-Mines.

Ardentes n’a jamais aussi bien porté son nom. Dans cette commune plutôt calme habituellement, il y a eu une énorme bagarre intercommunautaire qui a fait six blessés. Elle a opposé des habitants de la commune périurbaine de Châteauroux, des gens du voyage et des jeunes de la ZUP de Châteauroux – d’origine nord-africaine selon un témoin de la scène. Fait unique dans l’histoire castelroussine, la bagarre a continué devant l’hôpital et six nouveaux blessés sont venus s’ajouter aux victimes de la piscine ; et ce sans compter des vitres de l’hôpital cassées et six voitures caillassées.

Ces événements n’ont pas entraîné de condamnation des pouvoirs publics hors du cadre local. Pas plus que le calvaire d’une petite commune du sud de la Touraine qui souffre en silence de divers incendies et vandalismes depuis le mois d’avril. Pourtant, Saint-Martin le Beau, 3101 habitants, est située en pleine campagne entre Tours, Bléré et Amboise, le long de la très belle vallée du Cher. Bien qu’ils n’habitent pas la commune voisine d’Athée, les habitants de Saint-Martin le Beau ne savent pas très bien à quel saint se vouer. Sainte Rita peut-être ?

Gendarmeries et commissariats en première ligne

Du côté des postes de police, les assauts par des bandes de jeunes ont commencé le 5 juillet au Kremlin-Bicêtre. Nous avons cartographié les attaques : 9 assauts de 6 sites par des bandes de jeunes issus le plus souvent de la délinquance des quartiers sensibles et 17 tirs sur 11 sites. Les attaques sont concentrées dans les régions parisienne (12 attaques) et lyonnaise (3 attaques). Des tirs ont aussi visé un commissariat à Marseille. ¨Même la Bretagne n’a pas été épargnée puisqu’à Dinan un homme a été lynché par une bande d’une trentaine de jeunes qui s’en sont pris ensuite à la gendarmerie. Sur le moment, aucun des vandales n’a été interpellé, le gang terrorisant littéralement pouvoirs publics et forces de l’ordre. Quant à la malheureuse victime, elle a été placée en garde à vue pour s’être défendue.

Parmi les attaques, il y a aussi deux incendies. A Meylan près de Grenoble dans la nuit du 14 au 15 juillet  le poste de police municipale a été entièrement détruit par le feu, et la mairie contigue dégradée. A Fontbarlettes, un quartier sensible de Valence (26) le 8 juillet,  des jeunes délinquants connus des forces de l’ordre ont mis le bazar dans la cité, érigé des barricades et tenté d’incendier le poste de police. Un autre poste de police, à Neuilly-Plaisance (93) a été assiégé par une centaine de jeunes dans la nuit du 13 au 14 juillet. Les CRS ont été attaqués aussi – leur poste de la CRS 7, situé en contrebas des tours de la cité Joliot-Curie à Saint-Denis a été bombardé à coups de mortiers et de barres de fer.

Des commissariats ont été touchés à plusieurs reprises. Ainsi celui de Vaulx-en-Velin (Grand Lyon) visé par des tirs le 7 juillet, et dans la nuit du 12 au 13. Celui des Ulis a été caillassé trois fois – les nuits du 5 au 6 juillet, du 13 au 14 juillet et du 14 au 15 juillet. Sur une quarantaine de casseurs, seuls cinq, âgés de 14 à 19 ans, ont été arrêtés. A Trappes (78) et à Garges les Gonesse (95) enfin des tirs ont visé les commissariats concernés deux nuits de suite, du 13 au 15 juillet.

A part les syndicats policiers, ces attaques répétées n’ont ému personne et n’ont entraîné aucune réaction officielle. Le silence des pouvoirs publics est assourdissant. En enterrant leur tête dans le sol pour ne pas voir, les responsables politiques de gauche comme de droite légitiment toutes les violences à venir. Pas d’airs martiaux pour Valls, qui doit trouver plus simple de malmener les catholiques et les petits patrons quand ils manifestent ou de faire des moulinets au sujet des zadistes – ceux-ci ne risquent pas d’envahir Nantes pour y faire sauter l’hôtel de police de Waldeck et les locaux du PS situés – ô douce ironie de la géographie bretonne ! – place du Cirque.

 

Crédit photo : DR
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