La méditation

 

 

Jean-Baptiste est sûr que Dieu veut ouvrir le chemin du salut à tout homme. Il n’a pas hésité à se marginaliser, à prendre des moyens apparemment hétérodoxes, loin des règlements religieux. Il désirait avant tout que les cœurs s’ouvrent, car c’est leur aspiration la plus intime.
Il avait compris que nul n’est besoin, pour commencer une vie nouvelle, de sacrifier à Dieu des multitudes de moutons, ni même de se sacrifier.
Il a proposé l’acte le plus simple qui soit : un baptême d’eau. Ce geste renvoie à l’essentiel : Dieu n’a besoin de rien de plus qu’un cœur qui se brise, c’est-à-dire qui s’ouvre. Il peut alors offrir un chemin ouvert, une place, une liberté neuve pour collaborer aux travaux du Royaume : « vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller.Mettez-lui une bague au doigt », s’écrit le père du fils retrouvé. Peut-on formuler plus beau pardon, plus belle absolution ?
Dans la foi, nous avons le grand bonheur de savoir que la rédemption n’est pas un bien à mériter, à acheter par une action d’éclat : n’est-ce pas plutôt l’art d’accepter une place dans la maison, dans le projet de Dieu, place active qui consiste à aimer, à espérer, à créer ? Voici que le maître d’œuvre a déployé ses plans et ses collaborateurs sont autour de lui. Ce sont des bergers et des mages, une jeune accouchée et un descendant de David, des anges, des humbles, des pauvres et des pécheurs : ils apprennent à coopérer à l’œuvre de Dieu.Meditation

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