Le système financier mondial va mal

Le système financier mondial

Publié le par Thierry T

Le système financier mondial va mal . La situation actuelle est totalement hors de contrôle des milieux politiques qui sont dépendants des banquiers pour l'argent et par conséquent ce sont ces derniers qui prennent le contrôle.

Depuis quelques années  les politiques de tous les pays ont pris le parti de renflouer les banques au bord du gouffre et ce avec l'argent des états qui eux mêmes l'empruntent à crédit sur les marchés financiers et en font payer l'addition en final aux peuples.

Se dirige t-on réellement vers un effrondrement du système financier mondial ?

 

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Davos 2015 : La BCE pourrait utiliser la planche à billets ( euros) pour aider les pays endettés à rembourser leurs dettes.

La BCE et la planche à billets  ,
Zone euro , la BCE et la planche à billets
Relance de la lanche à billets

La dette aux Etats Unis

Voici un compteur qui manifeste différents paramètres d'endettement et autres informations aux USA ...

La dette des USA en chiffres

La dette américaine actuellement de 15.762 milliards de $ ne prend pas en compte les engagements financiers de la sécurité sociale médicare/médicaid et des retraites US qui font grimper cette somme à 200.000 milliards de $, à laquelle se rajoute  les organismes de prêts hypothécaires qui ont été nationalisés (c'est fort au pays du capitalisme...) en 2008 de mémoire que sont Fanny Mae et Freddie Mac...pour un montant de 70.000 milliards de $...on est pas très loin au total de 300.000 milliards de $. Et ce montant n'est que la partie émergée de l'iceberg...

Ce que l'on ne voit pas , ce sont les produits dérivés qui s'échangent de gré à gré ...c'est à dire de "la main à la main" hors marché, des produits souvent situés dans la partie "hors bilan" dans la comptabilité des banques...personne ne connaît véritablement le montant émis par les plus grandes banques US (Citigroup, Bank of America, JP Morgan ...) qui ont émis plus de 90 % de ces produits encore appelés "financiers de destructions massives" allusion à l'arme nucléaire...enfin on parle de 1 quadrillion 400 trillion de $ ...soit 1.400.000.000.000.000 $....qui n'a pour seule valeur  le papier et l'encre verte qui est dessus...

Ces produits appelés "produits dérivés" ont été émis dans le seul but du gain d’argent par ces banques US qui n'ont pas de possibilité d'en payer la contre partie, jamais ils n'ont été émis pour être exercés...c'est pourquoi tout est fait pour éviter la faillite de la Grèce afin de ne pas payer ceux qui ont pris ces produits d'assurance (Crédit Défault Swap CDS) afin d'être indemnisé en cas de sinistre de cet état. Des produits identiques existent sur une multitude d'autres états et sur d'autres institutions bancaires...

A ce jour, la banque JP Morgan a commencé de déboucler un de ces placements spéculatifs sur une position qui se monterait à 50 milliards de $ avec effet de levier, c'est-à-dire qu’en fonction de l’orientation des marchés financiers la position de 50 milliards de $ peut considérablement augmenter ou pire considérablement baisser. C’est en fait ce qui à commencer à se produire début 2014 où JP Morgan a annoncé des pertes de 2 milliards de $ sans avoir fermé sa position…à ce jour il serait question de pertes de 18 milliards de $ et la position qui n’est toujours pas fermée serait désormais exposée à hauteur de 150 milliards de $...

Un système financier mondial à la dérive

Dans la Bible , il y a une inquiétante prophétie dans l'épitre de Jacques 5:1-8

"Et maintenant, écoutez-moi, vous qui êtes riches. Pleurez et lamentez-vous au sujet des malheurs qui vont fondre sur vous! Votre richesse est pourrie et vos vêtements sont rongés par les mites."

Une terrible crise économique et financière  va frapper le monde dont les Etats-Unis en particulier. Le $ est appelé à perdre sa valeur, les pays du monde entier allant chercher à se défaire des investissements qu’ils possèdent dans cette devise provoquant un retour massif de $ (et par conséquent une hyperinflation…) dans le seul pays qui pourra les accepter : celui qui les a émis les Etats-Unis.

 

Le compte à rebours a commencé . Le problème n'est plus de savoir si cette crise va arriver mais plutôt quand elle va arriver . En effet , on pourrait bien voir l’implosion du système financier mondial basé sur les devises fiduciaires en général et le  $ en particulier.

La protection du patrimoine passe par la détention d’actifs rattachés à la création (terres agricoles, forêts, vignobles, biens de consommation et surtout alimentaire….et immobilier en dernier ressort ayant déjà excessivement monter il va considérablement s’effondrer).

Notre sytème financier est une illusion par Mike Malloney

Les USA , le "cancer de notre planète"
Il est certes intéressant de noter ici une similitude graphique entre la période qui a précédé le krach de 1929 et celle que nous vivons maintenant mais rien n’est certain concernant la réalisation de ce crash.Ce que nous vivons est en fait une fuite en avant droit vers ce chaos, les états sont hyper-endettés, tout comme les entreprises, les collectivités locales, les banques, les ménages…tous les acteurs économiques en occident sont en faillite sans que pour l’instant cette faillite soit rendue officielle. Plus le temps s’écoule pire cela sera puisque pendant ce temps les banques centrales continuent d’imprimer du papier qu’on appelle « monnaie » sur notre planète terre mais ce n’est en fait que du papier comme le disait très bien Voltaire :« Toute devise papier retrouve toujours sa valeur intrinsèque, c'est-à-dire zéro »  et aujourd’hui encore ce n’est qu’une question de temps…
Les Etats-Unis sont le cancer de notre planète et à ce jour un des pires pays qui conduit tous les autres vers le chaos, le dollar représentant le moyen qu’ils ont adopté pour ruiner le reste du monde.

L'indice Dow Jones 
Au début de l'année 2014 , on annoncait que l'indice Dow Jones Industrial Average pourrait chuter de 40 %. C'était en tout cas ce que l'analyste célèbre Tom Demark a déclaré lors d'une interview sur la chaîne CNBC le 5 février.
Pour appuyer son scénario d'un krach boursier sur Wall Street en février, M. Demark fait référence à l'évolution du DJIA entre 1928 et 1929. Selon lui, la progression de l'indice depuis l'été 2012 jusqu'à ce jour est très similaire à celle qui a précédé l'effondrement du marché entre le 24 et 29 octobre 1929.
Cette similarité a été mise en lumière l'année dernière lorsque Wall Street était sous pression durant la dernière période d'incertitudes due au plafond de la dette américaine. Ces incertitudes reviennent maintenant sur le devant de la scène alors que le Trésor américain a pris des "mesures exceptionnelles" dès vendredi 7 février pour éviter un défaut de paiement. Ces mesures pourraient permettre au Trésor de se financer durant le reste du mois, mais vont éventuellement s'épuiser quelque part dans le courant du mois de mars si le Congrès ne relève pas de nouveau le plafond légal de la dette américaine.

« Moins, c’est mieux » pas de rapport direct avec le crash quoique…mais une véritable prise de conscience :
Comme le disait Kenneth Boulding, président de l’AEA (American Economic Association) dans les années 20 : « Toute personne persuadée qu’une croissance exponentielle peut durer indéfiniment dans un monde fini est soit le pensionnaire d’un asile de fous, soit un économiste. »
"Moins c'est mieux " ou envisager la décroissance ( Durée 52 minutes…)

La Russie et la Chine , les premiers pays qui évitent le dollars dans leurs échanges
Il semble donc que le seul résultat tangible de la politique de sanctions contre la Russie soit un véritable ébranlement de l’hégémonie du dollar US dans les transactions internationales et une remise en question enfin ouverte de son rôle de monnaie de réserve planétaire. Une hégémonie jamais contestée depuis 1945.

Désormais, la Chine, première puissance économique du monde à partir de 2014, et la Russie – respectivement premier et deuxième producteur de pétrole et de gaz de la planète – vont désormais réaliser leurs échanges dans leurs devises respectives. Un développement qui redéfinit complètement l’ordre politique et économique international.

Pour en savoir plus ..

 

La création monétaire ( Wikipédia)

Le système financier mondial

"La fin du dollar, ou comment le billet vert est devenu la plus grosse bulle spéculative de l'histoire"

La dette en France

 

La dette en France

Publié le par Thierry T

 

Le service de la dette représente le paiement annuel des échéances (capital plus intérêts) des emprunts souscrits. La charge de la dettereprésente le paiement des intérêts seuls ; elle se montait à 50 milliardsd'euros pour l'année 2012, soit la presque totalité de l'impôt sur le revenupayé par les Français (qui représentait, en 2012, 17 % des recettes de l'État).

Les pays les plus endettés en Europe 

La charge d'intérêt des emprunts de l'ETAT
Cette charge était en 2012 le deuxième poste budgétaire de l'État français, après celui de l'Éducation nationale et avant celui de la Défense .
La charge des intérêts se monte  à plus de 50 milliards d'euros ,l'équivalent du déficit public. Les intérêts sont en train de devenir le premier poste budgétaire de l'État français.
Aujourd'hui ,le remboursement du capital de la dette, qui fait partie du service de la dette, représente pour l’État environ 170 milliards d'euros, c'est-à-dire la somme de toutes les autres recettes fiscales directes (impôt sur les sociétés, ISF, etc.).
A propos de l'évolution de la dette publique en France 

La dette publique : un petit film pour mieux comprendre


..où pouquoi faut -il revenir à "la planche à billets" ?

Une sous estimation de la dette en France 
La dette des administrations publiques était de moins de 100 milliards d’euros en 1980, date à partir de laquelle l’État français a commencé à vivre à crédit.
Ainsi, la dette a doublé de 1980 à 1984 pour passer à 200 milliards, elle a encore doublé de 1984 à 1991, puis de 1991 à 1998 pour atteindre 800 milliards. On a fait une dernière culbute de 1998 à 2010 pour passer à 1600 milliards et à près de 2031 milliards au 3ème trimestre 2014 .Aujourd’hui, le poids de cette dette est devenu trop important. La fête est finie, car l’heure de rembourser a sonné.

La dette de la France  de 2000 milliards d'€ avec près de 93 % du PIB et même 150 %du PIB  si l'on rajoute les aides que nous versons aux pays d'Europe en difficulté via le MES (mécanisme européen de stabilité) . Ce sont donc les intérêts à payer sur cette dette qui vont finir par nous détruire parce que nous ne parlons jamais de rembourser le principal ou le capital.

Ce qui est hallucinant c'est que les personnes sont nombreuses à se réfugier dans des pays comme la Suisse cherchant à protéger leur patrimoine de la taxation. Cependant si on additionne l'exposition des deux plus grandes banques Crédit Suisse et UBS aux produits dérivés (voir prochain chapitre), on obtient 151 fois le PIB de la Suisse sur ces produits toxiques qui ne sont en fait que des paris dont les émetteurs n'ont pour ainsi dire rien provisionné...croyant se protéger en plaçant son argent dans les banques Suisses, l'épargnant s'expose encore plus aux risques de se retrouver ruiné.

zone euro : hausse de la dette publique

Le danger des produits dérivés
Quelles sont les banques qui détiennent les montants notionnels de produits dérivés les plus élevés ? En tête arrive la Deutsche Bank (55 600 milliards d'euros), suivie de la française BNP Paribas (48 300 milliards) et la britannique Barclays (47 900 milliards). La Société générale (19 200 milliards) et le Crédit agricole (16 800 milliards) apparaissent en huit et neuvième positions.
Mais si l'on compare ces chiffres au PIB du pays d'origine de la banque, le classement est un peu différent. Cette fois, c'est Credit Suisse (86 fois le PIB helvète !) qui figure en tête pour la vente de produits dérivés, suivi par UBS (65 fois le PIB suisse) et Barclays (26 fois le PIB britannique). BNP Paribas apparaît en cinquième position (24 fois le PIB français) devant la Deutsche Bank (22 fois le PIB allemand), la Société Générale (10 fois le PIB français) et le Crédit agricole (8 fois) en dix et onzième positions. La première banque américaine, JPMorgan, n'apparaît qu'en treizième place du classement (« seulement » 4 fois le PIB américain)."

Une crise monétaire sans précédent ...?

En France, nous ne sommes pas à l'abri puisque la BNP avec plus de 24 fois notre PIB et les autres banques systémique comme la Société Générale et le Crédit Agricole nous placent aussi dans une position très inconfortable.
L'heure est donc toujours à la protection qui passe par la détention d'actifs tangibles (terres agricoles, forêts, vignobles, biens fonciers...).
En tout cas, il est encore temps de se mettre à l'abri du système bancaire d'autant que la directive européenne pour ponctionner nos comptes bancaires a été signée récemment.

Nos comptes bancaires peuvent être ponctionnés à partir de 2016

 

La dette publique de la France : qui va payer ?

 

la dette publique
la dette publique

Quelques citations 
« Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit.» Napoléon Bonaparte.

“La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre contre les Etats-Unis. Une guerre permanente, économique, une guerre sans morts. [...] Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. Une guerre inconnue, une guerre permanente, sans morts apparemment, et pourtant une guerre à mort.” François Mitterrand (1916-1996),

 

 

La dette publique de la France : qui va payer ?

La dette publique de la France : qui va payer ?

La gestion irresponsable du budget de l’État français ces trente dernières années s’explique par des dépenses publiques parmi les plus élevées du monde. Pour payer ces 1150 milliards d’euros de dépenses incontrôlées chaque année, la France fait payer le peuple par l’impôt. Ainsi, la France compte parmi les pays où l’impôt est le plus élevé au monde. Elle ne peut plus continuer ainsi, car trop d’impôts tuent l’impôt. En effet,

pour s’en sortir, de nombreux français sont obligés de trouver des solutions pour échapper au fisc d’où la multiplication du travail au noir, des fraudes en tous genres ou de l’exil fiscal. Malgré l’énorme poids fiscal qui pèse sur les Français, la France ne parvient toujours pas à équilibrer ses comptes. Les politiciens ont trouvé la solution : faire des crédits et emprunter toujours plus pour combler des trous toujours plus gros.

 

C’est ainsi que les fonds de pension, les fonds souverains, les Chinois et les banques ont pris le contrôle de notre pays comme un banquier prendrait le contrôle d’un ménage qui ne parvient plus à payer ses factures ou ses crédits.

La dette des administrations publiques était de moins de 100 milliards d’euros en 1980, date à partir de laquelle l’État français a commencé à vivre à crédit.
Ainsi, la dette a doublé de 1980 à 1984 pour passer à 200 milliards, elle a encore doublé de 1984 à 1991, puis de 1991 à 1998 pour atteindre 800 milliards. On a fait une dernière culbute de 1998 à 2010 pour passer à 1600

Dette des administrations publiques au sens de Maastricht, France, 1978-2010 | Source INSEE.FR

Dette des administrations publiques au sens de Maastricht, France, 1978-2010 | Source INSEE.FR

milliards et à près de 1900 milliards actuellement (cliquez pour voir le compteur de la dette). Aujourd’hui, le poids de cette dette est devenu trop important. Aujourd’hui, la fête est finie, car l’heure de rembourser a sonné.

En effet, les seuls intérêts de la dette s’élèvent à 46,7 milliards en 2012 soit autant que le budget de l’éducation nationale avec son million d’enseignants, de personnels d’éducation, d’administration et de direction ! La France consacrera plus d’argent en 2013 à rembourser les intérêts d’emprunts à ses créanciers qu’à former ses enfants.

En plus des charges (intérêts) de la dette, il faut aussi rembourser le service de la dette, c’est-à-dire le capital. Le service de la dette de l’État représentait près de 170 milliards d’euros en 2011, soit autant que la totalité des ressources fiscales directes. Quel gâchis !

Enfin, sachez que la France empruntera 170 milliards en 2013 et que pour rembourser ses crédits, la France fait d’autres crédits. Voilà pour le décor.

Qui sont les responsables de cette dette ?

Ces emprunts sont pris par l’État, les collectivités territoriales et les organismes publics français et donc, ces emprunts sont directement ou indirectement décidés par nos dirigeantspolitiques.

De Mitterrand en 1981 à Hollande en 2013 en passant par Chirac, Sarkozy et sans oublier les cohabitations avec dans l’ordre Balladur, Chirac puis Jospin, tous dirigeants politiques ont fait la même faute. Depuis trente ans, les hommes politiques de tous bords ont favorisé legaspillage, l’exaction et le pillage de l’Europe par la solution de facilité qui consiste à recourir à des emprunts coûteux, en violant la loi européenne. L’accumulation des dettes rend les pays insolvables et ceci aboutit à la crise.

C’est aussi le peuple qui a accepté de s’endetter, car démocratiquement ils ont élu ou réélu les gens qui ont augmenté ces dettes chaque année.
Cependant, il faut reconnaitre que durant toutes ces années, on n’entendait pas ou peu parler de la dette, ni dans les médias et encore moins de la part des politiques. Nous a-t-on caché la vérité ? Un manque de pédagogie politique et économique et un manque d’informations est en effet avéré. La loi inscrite dans le traité de Maastricht qui interdit l’endettement excessif est transgressée allègrement depuis 30 ans.
On peut s’étonner que personne n’ait tiré la sonnette d’alarme alors les budgets des États ne fonctionnent exclusivement que sous base débitrice et sont renfloués à renfort de crédits. Ce surendettement des États aurait dû être blâmé et condamné par les journalistes et cette interdiction inscrite dans la constitution.

C’est un président courageux qui manquait à la France. Un président capable d’expliquer la vérité aux français, un président capable de siffler la fin du match.
Mais les Français auraient-ils voté pour un tel président ? Auraient-ils voté pour un Winston Churchill qui déclarait « Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur » ?

Si les médias et les politiques avaient eu le courage de dire la vérité et d’agir en conséquence nous n’en serions pas là aujourd’hui. Chaque ménage français doit gérer son budget et comprend qu’il ne peut pas rembourser 1500 € par mois s’il n’en gagne que 2000, c’est la même chose pour l’État et ses administrations.

A défaut d’avoir averti l’opinion publique, les journalistes et les politiques de droite comme de gauche n’ont pas pris leurs responsabilités et, aujourd’hui, c’est eux qui sont responsables de la situation actuelle de la France.

Aujourd’hui le mal est fait et la dette est bien réelle. Les Français, comme les Italiens ou les Espagnols ont beau manifester dans la rue, il faudra quand même qu’ils remboursent l’argent qu’ils ont emprunté. Quand une démocratie s’endette elle doit payer le prix, c’est-à-dire qu’elle doit rembourser.

Qui faut-il rembourser ?

Environ 30 % de la dette française est prêtée par des Français, car quand ils mettent leur argent à la caisse d’épargne il est réinvesti en bons du trésor et donc en emprunt d’Etat. Les créanciers français sont essentiellement des organismes d’assurance et des banques. Les principaux prêteurs sont AXA, Allianz, MMA, CM-CIC, BNP Paribas, CNP Assurances etc.

70 % de la dette est détenue par des investisseurs étrangers du Moyen Orient, par des fonds souverains et quelques magnats du pétrole du Maghreb, par des Chinois et des fonds occidentaux (Europe, USA). Au Japon, c’est 100 % des créanciers qui sont japonais.

Est-il possible de ne pas rembourser ?

Oui, mais il y a la manière. La mauvaise façon c’est de le faire savoir :
En effet, donner un coup d’éponge sur l’ardoise française revient à se déclarer en faillite. Nous l’avons vu, la France empruntera 170 milliards en 2013. Si notre pays est en cessation de paiement, il n’y aura plus personne pour nous prêter cet argent. Il n’y aurait plus de quoi payer nos instituteurs, nos infirmières, nos médecins, nos juges, nos policiers, gendarmes ou militaires. Les conséquences seraient terribles : plus de service public, explosion des vols, de l’insécurité, de la criminalité, des maladies etc. Nous aurions une grave récession économique et un taux de chômage qui dépasserait allègrement les 20 % de la population. D’ailleurs, ceschômeurs ne seraient plus payés.

En décembre 2001, l’Argentine était en faillite. Résultat : un taux de chômage de 20 %, 14 millions de personnes sur un total de 37 millions d’habitants vivant au-dessous du seuil de pauvreté, une perte de pouvoir d’achat de près de 50 % en cinq ans.
En 2002 l’Argentine affichait un PIB en baisse de 11 %, mais ensuite, elle affichait unecroissance à la chinoise, de plus de 8 % par an jusqu’en 2008. Les dettes étaient effacées. la croissance était de retour. Mais peut-on sérieusement imaginer d’imposer une telle cure dans notre pays ?

Comment rembourser la dette publique autrement que par l’austérité ?

Nous n’aborderons plus ici les solutions déjà évoquées dans nos précédents articles à savoir : Cesser les plans d’austérité adoptés par la quasi totalité des pays européens dont la France et baisser sérieusement les dépenses de l’État obèse comme le prône le rapport secret de l’inspection générale des finances. Diminuer la fiscalité afin de relancer l’économie et permettre à l’État d’engranger plus de recettes fiscales (la France 7ème pays le plus dépensier du monde)

Pour Jacques Attali, économiste, écrivain, conseiller d’État, professeur d’économie, il n’existe que trois manières de rembourser la dette publique : par la croissance, par la guerre ou par l’inflation.
Payer par l’inflation revient à ne pas rembourser et c’est la solution que nous adoptions.
Voici les explications :
La banque centrale des États-Unis (la FED) imprime depuis fin 2008 des quantités phénoménales de billets, 85 milliards de dollars par mois à travers ses opérations de Quantitative Easing (QE). La banque centrale d’Angleterre fait à peu près la même chose. Ramené au PIB de la France cela correspondrait à 140 milliards d’euros par an sachant que le déficit français a atteint 4,8 % du PIB en 2012 soit 86 milliards. En faisant tourner la planche à billet à un rythme proportionnel à celui des États-Unis, nous aurions eu un excédent de 54 milliards d’euros en 2012 !
De cette manière, les Français ne rembourseraient rien et les créanciers seraient payés. Pour quelle raison valable la France et les pays d’Europe ne feraient-ils pas comme les Anglais ou les Américains puisque ça marche ?
Car les décideurs européens suivent la BCE et Bruxelles qui préfèrent protéger l’épargne desretraités allemands et le capital des fonds étrangers et des banques. Il en est de même pour notre gouvernement socialiste qui a choisi les banques et les milliardaires au détriment du peuple français.

Les réserves invoquées par Bruxelles et la BCE sont les suivantes : le fait d’augmenter la masse monétaire sans contrepartie de richesse créé de l’inflation.

Pourtant, l’augmentation générale des prix et des salaires constituerait la meilleure solution, parce qu’elle réduirait la part à consacrer au service de la dette dans le revenu.

Selon Monsieur Attali, cette solution peut paraitre idéale : « la dette s’allègerait, les consommateurs seraient poussés à acheter plus vite, avant que les prix ne montent d’avantage ; la machine économique repartirait ; seraient vite indexés les salaires, les prix et les retraites ; les taux d’intérêt monteraient ».

Les gagnants seraient les jeunes générations qui travaillent, les Français et les entreprises endettés à taux fixe, les Etats dont la valeur de la dette serait réduite et même les banques, car l’inflation réduirait leur passif et les assurances qui verraient se réduire leurs engagements à l’égard des retraités.

Les perdants seraient bien sûr les créanciers, les fonds de pensions, les détenteurs d’obligations non indexés, les riches patrimoines, les détenteurs de compte courant, les fonds souverains. Il y aurait sans doute peu de français dans la rue pour les soutenir !
Les retraités dont les pensions ne seraient pas indexées à l’inflation y perdraient aussi.

Toujours selon Jacques Attali, les puissants fonds souverains pourraient alors exiger un rôle politique plus grand dans le but de reporter le coût du désendettement sur les plus faibles. Ils pourraient aussi demander le remplacement du dollar par une monnaie mondiale. Si chacun réussit à se protéger contre l’inflation par l’indexation tout azimut ça peut déraper en hyperinflation et tout le monde y perdrait.

Pour éviter ce désastre, il faudra avoir le courage politique de déclencher l’inflation assez tôt pour qu’elle soit utile, et d’engager, quand l’inflation dépassera les 5 % par an, un programme de stabilisation des prix, très rapide et brutal.

D’autre part, la solution est obligatoirement européenne. Toute seule, la France ne peut rien faire. Il faudra donc convaincre nos partenaires européens embourbés dans leur technocratie et leur euro fort de revoir complètement la politique européenne ou même le traité de Maastricht. Pour ce faire, la France a besoin d’un président exceptionnel, d’un négociateur décidé, courageux et audacieux, capable d’imposer une autre politique à l’Europe.

Réagir, c’est maintenant !

Une solution à étudier de toute urgence, car avec la politique actuelle, nous parlerons encore de la dette dans trente ans. En effet, toute dette n’est qu’un impôt retardé et, comme elle ne cesse d’augmenter, les impôts suivront inexorablement. Jusqu’à quand ?

La première mesure prise par François Hollande a été de signer la règle d’or imposée par l’Allemagne. Très clairement, notre gouvernement de gauche soutient les capitaux, les fonds et les banques. Il faut le savoir.
Cette politique est néfaste pour tout notre pays, pour les entreprises comme pour les particuliers.

C’est d’autant plus triste que d’autres solutions existent. Français, faites-le savoir !

 

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Date de dernière mise à jour : 15/05/2015

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