Laisse Dieu entrer chez toi

 
Toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret  
 
Évangile selon saint Matthieu, chapitre 6, verset 6
 
  La méditation
Le cycliste va s'élancer et l'enfant sur sa trottinette est en quête du premier élan. Et comme eux, c’est à moi de me lancer aujourd’hui sur le chemin. Peut-être suis-je déjà en équilibre, ou peut-être pas. Mais mon appui, je le connais : par élans successifs, la Parole de Dieu me fera avancer, je la laisserai me tenir debout, m’entraîner plus loin.
Aujourd'hui, vous allez peut-être jeûner. Ou peut-être pas. Vous allez éventuellement célébrer l’entrée en Carême par cette liturgie qui nous rappelle que nous sommes petits devant la vie, petits devant Dieu. Ou peut-être pas non plus. Parce que c'est loin, parce que c'est un peu étrange ou inhabituel. À l'autre bout du Carême, à Pâques, une autre liturgie nous rappellera que nous sommes grands. Très grands même car appelés à vivre de grandes choses avec Dieu. L'important aujourd'hui, c'est d'entendre cet appel à monter dans la chambre intérieure, celle où l'on trouve le secret et le silence. 
« Entre dans ta chambre la plus retirée » nous dit Jésus. Mais suis-je bien familier du chemin qui y mène ? N'ai-je pas un peu peur d'y trouver ce que je ne voudrais pas trop y voir : la trop claire conscience de mes fermetures, de mes œillères ? Si bien sûr ! Et c'est pour cela que Dieu nous y donne rendez-vous. Ce qui est caché en nous, ce dont nous ne sommes pas trop fiers, voilà ce que Dieu veut venir façonner à nouveau. 
Heureusement il n'y a pas que cela, car s'y trouve aussi tous ces souvenirs heureux de la présence réciproque dans la prière, nos étonnements devant l'attention de Dieu, la reconnaissance pour sa patience face à notre péché. De cela aussi, nous faisons bien de nous remémorer. Ces belles réalités appartiennent aussi à notre histoire personnelle.
Alors entrons. L'intimité de la prière nécessite que je me retire : là, je ne suis pas en représentation, j'enlève mes masques. « Verrouille ta porte » : une fois entré dans ma cellule intérieure, dans cette petite chambre de l'âme, il ne me faut pas rester seul, mais laisser Dieu entrer. Cette porte verrouillée doit s'ouvrir, mes murailles intérieures doivent tomber. Dieu sera chez lui chez moi. 
 
Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site
Création de site Amiens