Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ?

Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ?
                                                                Je suis prêt à donner ma vie pour toi "  (Jean 13, 37)
 
 
Pierre est de la race de ces gens généreux, courageux et, parfois, un peu trop confiants en leurs capacités de réaliser leurs rêves les plus chers. Il est sincère, il veut suivre Jésus jusqu'au bout, il ne comprend pas pourquoi il ne peut aller où Jésus va. Il dit vrai quand il affirme être prêt à donner sa vie jusqu'au bout pour le Seigneur. Il présume de ses forces et il lui faudra apprendre qu'il est faible. Il le réalisera dans les larmes après son triple reniement. Ce qui permettra à Pierre de se relever, c'est la confiance que Jésus gardera en lui. Cette confiance fera en sorte que Pierre reconnaissant sa faiblesse, comptera davantage sur la grâce et la force de celui qui lui confiera la tâche d'être pasteur de l'Eglise.
 
Pierre n'est pas différent de nous. Souvent on compte sur nos propres forces, nos talents, nos aptitudes, notre bonne volonté et notre amour. On se sent en pleine possession de nos moyens et tout à coup, hop ! on flanche.
 
Qu'avons-nous vraiment à apprendre de Pierre ?.  Je pense qu'il est important de ne pas croire que nos propres forces vont tout régler. Il faut s'appuyer sur Dieu. Il ne nous demande pas de grands gestes, de grandes promesses, il demande simplement que nous le suivions avec fidélité, ouvert et attentif à sa voix.
 
La question qu'on pose à Pierre est très simple "étais-tu un disciple de Jésus" ?. Je pense qu'il était sincère mais que la peur s'étant emparée de lui, il a vite et par 3 fois, répondu "Je ne connais pas cet homme ?.
 
Se dire chrétien(ne), dire que l'on connaît Jésus,  qu'il fait partie intégrante de notre vie, est ce que je le fais toujours ? Est ce que, parfois, je n'ai pas un peu peur de la  réaction des autres ? de ce qu'ils diront ? de ce qu'ils penseront de moi ?
 
Bonne nouvelle pour Pierre. Comme dans nos vies, l'échec n'est pas nécessairement la fin de notre histoire pour celui qui connaît Jésus. Il veut nous relever, nous pardonner et nous invite à continuer. Pierre qui se pensait le meilleur, le plus fidèle, le plus loyal, qu'avait-il à dire pour sa défense ?. "Seigneur tu sais bien que je t'aime". Pierre, par cette réponse, ne s'appuie plus sur lui-même. Il dit simplement "tu sais". Il n'y a rien de plus qu'il puisse dire pour convaincre Jésus de son amour.  Il dépend du fait que son Seigneur connaît son coeur. Quelle différence n'est-ce pas ?
 
Comme Il avait renié Jésus par 3 fois, Jésus lui pose par 3 fois la même question : "Pierre, est-ce que tu m'aimes vraiment ?" A ce moment là  Pierre se sentit mal à l'aise, attristé et compris ce qu'il venait de faire.
 
- Suis-je capable de reconnaitre mes erreurs ? de  les avouer humblement ?
 
- Est-ce que pour moi, demander ou accepter le pardon de Dieu est un signe de faiblesse ?
 
- Dans ma vie de tous les jours, est-ce que je suis auto-suffisant(e) ? capable de m'organiser seul(e) ? pas besoin de Dieu ?
 
- Est-ce que sa présence dans ma vie me fait me poser des questions ?  est-ce que je le vois comme quelqu'un qui brime ma volonté ?
 
 
Ce soir Jésus me pose cette même question :  Zita  (mettez votre propre nom ) est-ce que tu m'aimes vraiment ?
 
Etre chétien(ne)  est un long processus et les échecs seront toujours présents au coeur de nos vies.
Dieu veut me relever, me pardonner et m'inviter à continuer la route.  Et moi,  qu'est-ce que je lui réponds ?....
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