Petite parabole des 2 métros

Petite parabole pour notre temps.
          Les deux métros

Après la parabole des deux trains   (celui qui part et celui qui ne part pas), la parabole des deux métros. Vous débarquez un jour à Montparnasse et vous vous préparez à prendre le métro en direction de la Porte de Clignancourt, car c’est bien la ligne 4 que vous devez prendre, à l’opposé de la Porte d’Orléans. Voici justement le train qui arrive. Mais nous sommes à une heure de pointe, et tous les wagons sont archibondés : on s’y écrase, on se marche sur les pieds, on y étouffe……Alors que sur l’autre quai, en face direction Porte d’Orléans, il y a un autre train presque vide où l’on serait si bien assis, tellement à son aise, si tranquille ! Oui, mais ce métro ne va pas dans la bonne direction ; il va même à l’opposé du lieu où vous voulez aller…..metro.jpg

Alors quel train allez-vous prendre ? Celui qui est bondé mais qui vous conduit dans la bonne direction, ou celui qui est presque vide mais vous emmène à l’opposé de votre destination ? Evidemment, malgré tous les ennuis qui vous attendent, vous allez prendre le premier train : une question de bon sens ! Vous n’allez quand même pas être assez fou pour prendre un métro qui ne vous conduit pas dans la bonne direction, sous prétexte qu’on y est bien à l’aise !

Mais dans la vie, on ne se laisse pas toujours conduire par le bon sens ! On est même assez fou, parfois, pour prendre une route qui nous conduit à notre perte sous prétexte qu’elle est bien droite et bien dégagée, et refuser de s’engager sur le bon chemin qui mène à la vie parce qu’il est dur et « raboteux ».

Au fond cette parabole n’est qu’une traduction un peu moderne de celle des deux portes et des deux chemins dont nous parle Jésus (cf Mt 7,13-14). Il y a la porte et le chemin qui sont « étroits et resserrés » mais qui nous conduisent à la vie, et il y a aussi la porte et le chemin qui sont larges et bien dégagés mais qui nous conduisent à la mort. Lequel choisissons-nous ?

Quand on se drogue ou qu’on boit, cela fait du bien quelque part, un moment, mais on est sur un chemin de souffrance et de mort. Accepter de se faire désintoxiquer, arrêter de boire, c’est aussi souffrir, bien sûr quelque part, mais ce chemin de croix conduit à la vie ! Quel chemin prendrons-nous ?

Connaissez-vous cette histoire d’un homme un peu détraqué, qui a perdu son portefeuille et le cherche sous un réverbère. Arrive un ami qui , pour aider son frère, propose de chercher avec lui sous le réverbère l’objet perdu. Au bout d’un quart d’heure, on n’a toujours rien trouvé. « Mais où avez-vous perdu ce portefeuille ? » demande l’ami à son frère – « Là-bas ! » dit celui-ci en désignant la sombre forêt toute proche. « Mais alors », dit l’ami, « si vous avez perdu votre portefeuille là-bas, pourquoi le cherchez-vous ici ? » - « C’est parce qu’ici, sous le réverbère, on voit clair tandis que là-bas on ne voir rien ! »

Mais ne nous arrive-t-il pas, à nous aussi, de nous acharner à chercher notre bonheur là où il n’est pas, « sous le réverbère », alors que nous l’avons perdu « là-bas » où nous n’avons que la lumière de la foi pour le trouver ? Mais c’est bien là qu’il est !

                                                                     

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Date de dernière mise à jour : 16/03/2013

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